CHOEUR HARMONIA

 

 

 

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La Messa di Gloria de Puccini, le programme ...

 

 

Giacchino Rossini
Ouverture de l’opéra «Le barbier de Séville»

rossini

Ce compositeur italien, né à Pesaro en 1792, est mort à Paris en 1868. Il écrivit une quarantaine d’opéras, dont un dès l’âge de quatorze ans. L’un de ses plus grands triomphes, malgré une première houleuse au Teatro Argentina de Rome, le 20 février 1816, fut Le Barbier de Séville : comédie en 2 actes, sur un livret de Sterbini, d'après la pièce de P.-A. Beaumarchais et le livret Il barbiere di Siviglia de G. Petrosellini (écrit pour l’opéra de Paisiello). Parmi ses œuvres majeures, on note également La pie voleuse (1813), La Cenerentola (1817), Guillaume Tell (1829), le Stabat Mater (1842) et La Petite Messe Solennelle (1864).

 

Vincenzo Bellini
bellini
Concerto pour Hautbois et orchestre de cordes
Soliste : Mariko Akimoto

Ce compositeur italien de musique romantique, né en 1801 en Sicile, est mort en France à Puteaux en 1835. C’est l’un des plus grands mélodistes lyriques italiens, dont le style classique très personnel est marqué par l’expression dramatique et poétique des sentiments et des situations. Développant une ligne esthétique nouvelle échappant aux modèles convenus de la fin des années 1820, la richesse mélodique de Bellini semblait inépuisable, dominant sans artifice et sans complaisance l’ensemble de ses vastes compositions. Il fut malheureusement emporté par la maladie à l’âge de 34 ans. Parmi ses opéras les plus marquants, on note Le Pirate (créé en 1827 à La Scala de Milan), La Somnambule (créé en 1831 au Carcano de Milan) et Norma (créé en 1831 à la Scala de Milan). Bellini s’illustra également par de nombreuses compositions d’œuvres sacrées, d’arias, de symphonies et de musiques vocales de chambre.

 

 

Giacomo Puccini
Giacomo Puccini

Giacomo Puccini, né en Italie en 1858 et décédé en Belgique en 1924, fut l’un des plus grands compositeurs Italiens de la deuxième moitié du XIXème siècle. Il se rattachait au courant du vérisme et il s’illustra principalement dans le genre de l’opéra.
Parmi ses œuvres les plus marquantes :

tosca
Le Villi (créé en 1884 à Milan) opéra en un acte.
Manon Lescaut (créé à Turin en 1893), drame lyrique en 4 actes sur un livret de Giacosa, Illica et Praga, d’après le roman de l’abbé Prévost.
La Bohème (créé à Turin en 1896), opéra en 4 tableaux sur un livret de Giacosa et Illica, d’après le roman d’Henri Murger.
Tosca (créé à Rome en 1900), opéra en 3 actes sur un livret de Giacosa et Illica, d'après la pièce de Victorien Sardou.
Madame Butterfly (créé à la Scala de Milan en 1904), opéra en 3 actes sur un livret de Giacosa et Illica.
La Fanciulla del West (créé au Metropolitan Opera de New York en 1910), opéra en 3 actes sur un livret de Zangarini et Civinini, d’après le drame de David Belasco.
Turandot (créé à la Scala de Milan en 1926, posthume), opéra inachevé en 3 actes et 5 tableaux sur un livret d’Adami et Simoni (d’après Carlo Gozzi) ; complété par Franco Alfano.

 

Messa di Gloria

En 1876, Giacomo Puccini se rendit à Pise pour assister à une représentation d’Aïda. Fasciné par le lyrisme verdien et stimulé par les horizons qu’il lui ouvrait, le jeune musicien décida de dédier son existence à l’opéra. Il lui restait toutefois à parfaire une formation musicale entamée à Lucques, sa ville natale, et c’est pourquoi, grâce à une bourse de la reine d’Italie, Puccini étudia au Conservatoire de Milan entre 1880 et 1883, auprès de Bazzini et Ponchielli. Le futur auteur de Tosca possédait cependant déjà un métier très solide lorsqu’il entra dans cette institution. Dès le 12 juillet 1880, en effet, il avait fait entendre avec succès au public lucquois une Messe à quatre voix avec orchestre qui, depuis sa redécouverte au début des années 1950, nous est connue sous le titre Messa di Gloria.

puccini jeune

Que de beautés et de promesses d’avenir dans cette partition où les références à certains prédécesseurs, bien compréhensibles sous la plume d’un compositeur de vingt-deux ans, n’empêchent aucunement Puccini d’affirmer un ton déjà très personnel ! Il ne renia d’ailleurs jamais cette réalisation de jeunesse et, tout au contraire, reprit même un passage de l’Agnus Dei dans l’Acte I de Manon Lescaut. La forme sacrée à laquelle l’auteur fait appel est certes plus un prétexte que le résultat d’une réelle volonté d’affirmation du sentiment religieux, mais l’audition de la Messa di Gloria ne se révèle pas moins passionnante, surtout lorsqu’on la considère dans la perspective des œuvres à venir.

Amoureux de la voix, Puccini sait mettre en valeur les solistes en de nombreuses occasions, on s’en convainc en entendant par exemple l’Et incarnatus est du ténor dans le Credo.

Non moins remarquables, la sûreté et le sens dramatique avec lesquels il manie la polyphonie chorale captivent dans une composition où l’art du contrepoint, loin de sembler en quoi que ce soit laborieux, se place toujours au service de l’expression (comme dans l’ardente fugue conclusive Cum Sancto Spiritu du Gloria ou le douloureux fugato Et resurrexit du Credo).

Alain Cochard

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